J’apprends avec satisfaction que le Conseil constitutionnel a décidé de supprimer la taxe carbone, taxe injuste et inefficace. Les Français ont eu chaud.
J’avais personnellement alerté M. le Premier ministre sur l’aberration de ce projet. Mais alors qu’il semble vouloir remettre le couvert, il faut désormais entendre les Français.
Certes, il est urgent que le Gouvernement change sa logique de taxation des ménages et d’exonération des grands groupes capitalistes. Cependant, pour sauvegarder l’environnement, une autre politique doit être mise en œuvre.
Alors que l’UMP, le PS et les Verts veulent toujours d’une « taxe carbone », je me prononce CONTRE TOUTE TAXE SUPPLÉMENTAIRE.
En effet, les taxes représentent déjà les 2/3 du prix à la pompe. Comment croire qu’une taxation supplémentaire pourrait avoir un quelconque effet incitatif ? Comment quelques milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires pourraient changer les comportements alors que les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’y arrivent pas ?
Pour réellement agir en faveur de la préservation de l’environnement, pourquoi ne pas moduler l’impôt sur les sociétés selon le bilan des rejets des entreprises et selon leurs investissements et productions propres ?
Pourquoi ne pas donner aux élus des salariés des pouvoirs nouveaux de décision et de contrôle sur l’impact environnemental des activités dans chaque entreprise, et ce, dans le cadre d’une planification écologique globale de la Nation ?
À brève échéance, des solutions innovantes et audacieuses existent, comme :
1. Accorder l’électricité gratuite pendant cinq ans aux acheteurs de voitures électriques ;
2. Imposer aux grandes compagnies pétrolières de consacrer 10 % de leurs profits à la capture et à la séquestration du CO2 ;
3. Développer le nucléaire de 4ème génération, qui sera plus propre et sécurisera les réserves en uranium.
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