Alors qu’en tant que Députés, nous pouvons entrer et même visiter les prisons, nous ne pouvons entrer dans l’usine Renault, puisque le Directeur refuse de nous recevoir ! C’est impensable.
C’est pourquoi, nous sommes depuis 15H15 sur le site de Renault Douai.
Nous ne comptons pas en partir avant d’être reçus par le Directeur quitte à y passer la nuit !

Pourtant, dans un contexte économique dégradé, selon Carlos GHOSN, et avec un déficit de Renault de l’ordre de 3 milliards d’euros, nous avons de fortes inquiétudes.
Élus de la Nation, nous sommes légitimes pour rencontrer la direction de Renault Douai, d’autant que l’État soutient financièrement cette entreprise (soutien de 3 milliards au groupe Renault), qu’il en est actionnaire et la direction organise régulièrement des rencontres avec certains maires de l’arrondissement.
Nous sommes informés d’une disparition de l’outil industriel sur le site, la ligne 18. Dans le même temps, nous sommes aussi informés de bonus conséquents que toucheront les cadres « traders » alors que les salariés « de base » sont laissés pour compte.

La réponse à notre demande de rencontre a tout l’air d’une dérobade, dans la mesure où la direction nous renvoie dans nos cordes, avec un certain Monsieur Philippe THONIER, « Délégué Régional Renault aux Affaires Publiques, Région Nord et Région Est de la France », qui devrait nous apporter satisfaction.
Avec tout le respect que l’on peut avoir pour ce Monsieur, il semble donc que la Direction n’a pas saisi la portée de notre demande. Il y a urgence à préserver l’emploi et à améliorer les conditions de travail. C’est notre souci constant !
Jean-Jacques CANDELIER, Député du Nord Marc DOLEZ, Député du Nord
