M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État sur la question de la revalorisation des pensions de retraite.
Depuis la loi de 2003 sur la réforme des retraites, la revalorisation des pensions s’effectue chaque année en avril sur la base de l’indice des prix de l’INSEE de l’année précédente ainsi qu’à partir de l’indice prévisionnel de l’année concernée, sauf que l’indice des prix n’est ni un indice du coût de la vie ni un indice de pouvoir d’achat.
Il mesure l’évolution du niveau moyen des prix des biens et services consommés par les ménages, pondérée par leur part dans la consommation moyenne.
Il ne prend pas en compte un certain nombre de dépenses qui pèsent sur le revenu disponible : l’achat du logement, les dépenses de gros entretien dans les logements, les intérêts des crédits, les impôts directs, les cotisations sociales, les services hospitaliers privés, dont les dépassements d’honoraires...
En conséquence, la stricte application de l’évolution en moyenne de l’indice INSEE pour la revalorisation annuelle des pensions conduit à un appauvrissement important des retraités.
Il lui demande donc s’il compte faire en sorte que le calcul de la revalorisation des pensions intègre l’évolution des dépenses contraintes ainsi que celle des salaires.