De nombreuses affaires « abracadabrantesques », ou encore qualifiées de « fables » par leurs protagonistes, se sont avérées fondées.
Après l’audition du 28 avril 2010 d’Édouard BALLADUR à l’Assemblée nationale et après la note de démentis des avocats de Ziad TAKIEDDINE reçue début juin 2010 (que je tiens à la disposition des journalistes intéressés), je m’attendais à des mises en examen rapides.
Nous y sommes.
C’est même devenu beaucoup plus grave qu’une simple procédure d’instruction.
Immixtion de l’exécutif dans le travail de la justice, violation du secret de l’instruction à des fins partisanes, utilisation de moyens de police à des fins personnelles, espionnage de journalistes, mise en cause des magistrats indépendants, obstruction des procédures par tous les moyens, parquet grotesquement aux ordres, entrave du Conseil constitutionnel, du Parlement et du « secret défense »…
Il y a décidément quelque chose de pourri dans le royaume de la droite !
On comprend pourquoi le Président de la République voulait supprimer le juge d’instruction.
On comprend, aujourd’hui, pourquoi le Premier ministre cherche à détourner le regard avec des provocations ultraréactionnaires (retraite à 67 ans, travail obligatoire pour les allocataires du RSA).
La justice doit avoir tous les moyens pour contrer les puissants et les intouchables, qui se croient tout permis.
Il faut restaurer l’État de droit et mettre un grand coup de balai pour restaurer le sens et l’honneur de la République.
Enfin, on ne s’en sortira pas avec des demi-mesures. La convocation d’une assemblée constituante s’impose pour mettre fin à ce régime moisissant et passer à une nouvelle République.
En savoir plus :
Voir tribune de Jean-Jacques Candelier dans l’Humanité ici
