Le gouffre est béant entre le peuple d’un côté, qui subit le libéralisme à tout crin prôné dans les différents traités européens, et les dirigeants de la classe politique de l’autre, qui font ratifier leurs choix mortifères par leurs parlements aux ordres et violent les aspirations populaires, exprimées notamment par le référendum de 2005 en France et aux Pays-Bas.
Le plan B pour une Europe démocratique et sociale existe, c’est la classe dirigeante qui n’en veut pas !
Le bourrage de crâne des gouvernants et des médias bien pensant n’aura semble t’il pas suffi. Par cette décision historique, les citoyens irlandais ont exprimé leur raz le bol de la tyrannie de l’Union européenne, des diktats de la Commission européenne et des marchés financiers.
Bien sûr, on nous explique déjà que la participation, d’environ 40 %, est faible. J’estime pour ma part qu’elle est à mettre en relation avec les 0,000016 % des Français qui auront eu l’occasion de se prononcer à Versailles !
Cette décision démocratique du peuple irlandais est un îlot de fraîcheur dans ce cauchemar technocratique et liberticide qu’est l’Union européenne.
Le Traité de Lisbonne est mort. Contrairement à ce que l’on a pu entendre dans les médias, cela n’est pas « un risque », mais une chance pour les peuples européens.
Un grand débat national doit maintenant s’ouvrir pour que les Français comprennent les enjeux de la construction européenne actuelle au service de l’argent.