Après avoir provoqué une situation de conflit dans l’Éducation nationale en bafouant tous les principes de l’école publique, il s’agit de dissuader et d’empêcher les agents de se mettre en grève, tout en se défaussant sur les communes pour organiser un service d’accueil des enfants.
Responsable pénalement et civilement en cas de problème, les maires seront placés devant de lourdes responsabilités. De plus, il est écrit d’avance dans le texte que les plus petites communes seront complètement démunies pour remplir les obligations que l’État va leur imposer. Pire : La sécurité des enfants est bradée sur l’autel de la démagogie.
Transformer les écoles en garderies est une supercherie, car leur rôle est de fournir des enseignements.
La destruction de l’Éducation nationale et l’imposition du droit d’accueil sont bien les deux faces d’une même politique réactionnaire.
Après les déclarations intempestives sur l’utilité de la maternelle, après les coupes sombres dans les effectifs enseignants, - suppression de 13 500 postes supplémentaires en 2009 -, après les fermetures de classes, après la refonte des programmes par quelques experts, une politique différente est attendue par la communauté éducative et par les familles.
Toutes les enquêtes d’opinion confirment que les Français sont très majoritairement attachés à la qualité de l’école publique, à sa gratuité et à sa continuité. Ils savent aussi que les enseignants ne se mettent pas en grève par plaisir.
Devant la crainte d’une réaction, mieux vaut faire passer les mauvais coups en juillet ! Mais nul doute que la solidarité du citoyen et de l’usager s’exprimera de nouveau, vu l’ampleur de l’abandon du système éducatif. C’est alors que nous constaterons que ce piteux projet de loi sur l’accueil des enfants à l’école n’aura rien réglé du tout.
Les Députés Communistes et Républicains soutiennent sans réserve le mouvement enseignant et mettent en garde contre toute attaque du droit de grève. Ils estiment que face à cette politique de casse, il faudrait au contraire investir pour un « service maximum » en faveur de ceux qui sont l’avenir de la Nation.